Grands ou petits cabinets : panorama des cabinets d’avocats

Que ce soit en début de carrière ou lorsque l’on envisage d’évoluer ailleurs après quelques années d’exercice, il existe des moments où l’on est amené à s’interroger sur le type de structure qu’on souhaite intégrer. Une reconsidération des différentes possibilités permet généralement de disposer d’une bonne base avant de faire son choix.

Les différents types de structures

Il existe un panel assez large en termes de choix de structure dans laquelle on souhaite exercer. Ainsi, trois types de cabinets peuvent être répertoriés : les « Big Four », les cabinets internationaux et les cabinets français.

Tout d’abord, les « Big Four », membres de réseaux pluridisciplinaires et déclinés pour compléter les activités de leur structure d’origine, sont des cabinets de grande envergure ayant une implantation de plusieurs bureaux en France et à l’étranger, dans lesquels les avocats interviennent plutôt en conseil et sont répartis au sein de différentes équipes en fonction de leur domaine de spécialisation. Les clients de ces cabinets sont proviennent soit de l’audit soit hors audit : pour les premiers, l’avocat intervient plutôt comme support au niveau de l’identification des risques juridiques et fiscaux ; pour les seconds, il a une activité large englobant le droit des affaires, droit fiscal, droit social, droit de la concurrence, droit de la propriété intellectuelle etc.

Ensuite, les cabinets internationaux, principalement d’origine anglo-saxonne, incluent également les cabinets français d’envergure. Ils constituent des structures full-service, avec des effectifs importants, les avocats étant répartis au sein de différents départements en fonction de leur spécialité et intervenant aussi bien en conseil qu’en contentieux.

Enfin, les cabinets français, généralistes ou spécialisés, interviennent à la fois sur des dossiers de conseil et de contentieux, pour une clientèle pouvant être composée de grands groupes français et internationaux, de PME et de particuliers.

Le choix de la structure

Les caractéristiques et particularités des structures sont liées à leur culture d’origineAinsi, les « Big Four » proposent à leurs collaborateurs un environnement de travail très encadré et une spécialisation sectorielle forte. Les principaux avantages à travailler dans l’un de ces cabinets résident dans le degré élevé de la qualité des missions, le statut d’avocat salarié, un salaire généralement attractif et la possibilité d’avoir une expérience très valorisée avec un label précieux.

Dans la continuité des Big Four, les cabinets internationaux comportent le même degré d’exigence en termes de la charge de travail et d’investissement personnel, mais contrairement aux précédents le statut d’avocat collaborateur permet de constituer une clientèle personnelle. Le degré de segmentation de l’activité est moins important, bien que variant en fonction des cabinets.

Quant aux cabinets français, dont certains sont très prestigieux, ils connaissent des degrés de spécialisation aussi variables que dans les cabinets internationaux et des disparités au niveau des salaires qui, de manière générale en comparaison avec les cabinets anglo-saxons, demeurent moins attractifs. En contrepartie, ils offrent à leurs collaborateurs une certaine forme d’équilibre au niveau personnel et professionnel, ainsi qu’une autonomie plus importante d’où la possibilité de développer son portefeuille de clients dès le début de sa carrière.

De façon générale, le choix du premier cabinet dans lequel un avocat exerce peut se révéler déterminant. Des évolutions sont certes possibles en cours de carrière, mais si un jeune avocat a déjà une idée de ce qu’il souhaite faire et du type de cabinet dans lequel il aimerait exercer, il est préférable d’intégrer d’emblée une structure adéquate.

Focus sur les cabinets de niche

De nombreux cabinets de niche sont apparus ces dernières années. Ils interviennent sur des dossiers très spécifiques avec des solutions d’une très grande qualité. Leur positionnement fait souvent d’eux des interlocuteurs réputés et privilégiés dans leur secteur, de par leur expertise et leurs honoraires généralement plus modérés que ceux de grandes structures.

Travailler dans un cabinet de niche est souvent perçu comme une expérience très satisfaisante pour les avocats qui apprécient d’évoluer au sein d’équipes à taille humaine et d’exercer le métier au sens classique du terme. L’intuitu personae et la proximité avec les clients y sont plus prégnants. Toutefois, évoluer au sein de telles boutiques implique une excellente connaissance de son secteur de spécialité, une grande disponibilité et l’écoute permanente du client, ainsi que la capacité à avoir un esprit entrepreneurial afin de contribuer au développement du cabinet et à sa notoriété.

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